· Portrait d'artiste

Biographie

Sans formation particulière mais curieux, cultivé et talentueux, Jean Royère (1902-1981), s’il a fait débat en son temps est aujourd’hui considéré l’un des principaux acteurs du courant moderniste de l’après-guerre.

Il fait partie de l’avant garde des années 50. De sa curiosité, son ouverture sur le monde et sa formation autodidacte naissent des re-interprétations libres. Il est l’un des précurseurs des formes organiques. Fonctionnelles, chaleureuses et joyeuses, ses créations s’inscrivent dans l’optimisme de l’après guerre, arborant des couleurs vives : rouge vermillon, bleu franc, vert tendre, violet ou jaune vif. Son travail est parfois jugé kitsch. Jean Royère privilégie le savoir-faire de l’artisanat français et les matériaux précieux à la production de masse qui plus tard, caractérise cette époque.

Les motifs décoratifs sont des éléments clés chez Royère qui habille ses créations de divers motifs : chevrons, croisillons, cercles et sinusoïde. Les lignes sont courbes et joyeuses, le design fantaisiste, comme avec le luminaire liane dont les tubes de métal laqué courent le long des murs à la manière d’une végétation.

En 1931, il abandonne un métier confortable dans l’import-export pour se consacrer à sa vocation : la décoration. Il s’initie à la fabrication auprès d’un artisan du Faubourg Saint-Antoine puis fait ses premiers pas chez Pierre Gouffé en 1934, maison vouée aux meubles de style. Son premier coup d’éclat, l’aménagement de la brasserie Carlton sur les Champs Élysées lui vaut la création d’un département contemporain pour lui, chez Pierre Gouffé. Jean Royère rencontre le succès dès ses premières expositions.

Jean Royère aborde tous les types de décoration : mobilier pour cités ouvrières et palais somptueux. Il ouvre des agences au Proche-Orient et en Amérique Latine et compte parmi ses clients les rois Farouk, Fayçal d’Arabie Hussein de Jordanie et le shah d’Iran. Cette clientèle lui vaut la réputation de décorateur mondain.

Le décorateur s’est inscrit en marge des courants d’après-guerre avec audace, démesure et savoir-faire. Sa grande technicité sert son style empreint d’humour et de légèreté. Il lègue en 1980 à l’Union centrale du Musée des Arts Décoratifs un fonds important d’archives.

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